POLLUTION DE L'AIR - 15/01/2022, 14h45 - Alerte à la pollution de l'air en Gironde (particules fines).
La vitesse maximale autorisée des véhicules est réduite de 20 km/h sur autoroutes, voies rapides, routes nationales et départementales.
Il est recommandé aux personnes vulnérables et sensibles de réduire leurs déplacements et activités physiques.
Plus d'infos sur le site de d'Atmo Nouvelle-Aquitaine

Groupe Bordeaux en luttes - Décembre 2021 / Janvier 2022

Pour changer nos vies, il faut oser un programme de rupture : démocratie directe pour que la population décide de ce qui la concerne.

La gauche bordelaise, même teintée d’écologie, reste dans la lignée de la gauche en générale. À savoir qu’elle ne fait pas grand-chose du pouvoir qu’elle a entre les mains. Elle s’installe, elle s’adapte, elle s’intègre, elle s’enferme déjà dans une routine en continuant les vieilles politiques, sans rien changer de fondamental, sans rien brusquer, sans rien oser de nouveau. Une gauche qui a tout oublié, tout renié ou presque de ses principes et de ses combats. Pourtant la situation de crises multiples, sociale, sanitaire, écologique, démocratique exige une politique en rupture totale, comme un virage à 180°, affirmant d’une part la nécessité de répondre aux besoins urgents d’une bonne partie de la population et aux exigences tout aussi urgentes concernant la catastrophe environnementale.

On le dit, on le répète, la situation est trop grave pour ne pas mettre en place une politique qui bouscule tout. Si nous prenons au sérieux les urgences, au lieu de nous réfugier dans une sorte d’impuissance (la loi ne permet pas, on n’a pas d’argent...) alors il faut nous attaquer aux problèmes et prendre des mesures radicales. Contre la précarité et la pauvreté : toute la population doit avoir accès à un logement décent, doit pouvoir se nourrir et se soigner, doit pouvoir se déplacer sans contrainte, doit pouvoir se cultiver... Tout cela passe par des services publics qu’il faut reconstruire, auxquels il est nécessaire de redonner des moyens humains et financiers.

Il s’agit d’empêcher les fermetures de bureaux de poste programmées dans les quartiers populaires ; de mettre en place des dispensaires de santé, là encore plus particulièrement dans les quartiers populaires, pour faire face à la crise sanitaire ; assurer une sécurité alimentaire ; réquisitionner et mettre à disposition des bâtiments et des logements aux personnes sans-abris, aux réfugié-es, résister face à l’État qui ne sait qu’expulser les squats, condamner les gens à la rue.

Pour la défense de l’environnement et de notre santé : contre les pollutions, liées aux transports (carburants, gaz) ou à l’agriculture (engrais, pesticides...), là encore des mesures de protection des populations sont nécessaires. Des décrets doivent être pris pour stopper les pesticides, empêcher la 5G de s’étendre, sortir du tout-voiture par la gratuité des transports collectifs, interdire les paquebots de croisière.

Pour une démocratie directe : à une époque où la société devient de plus en plus brutale et injuste, il est fondamental que la population obtienne des droits démocratiques, celui de pouvoir débattre de ce qui la concerne directement, celui de pouvoir décider et contrôler. Pour cela, il faut mettre en place des cadres d’échange et de débats, des assemblées générales dans les quartiers, des vrais conseils de quartiers, c’est-à-dire donner du pouvoir aux habitant-es au quotidien, car la démocratie ce n’est pas simplement d’aller voter une fois tous les 6 ans.

Voilà plus d’un an que la droite a été dégagée et pourtant sa politique semble toujours là (illustration : la droite vote quasiment toutes les délibérations de la nouvelle majorité). Mais pour que ça change vraiment, il manque la pression populaire, celle des mobilisations d’en bas pour imposer une politique véritablement sociale, écologique et démocratique. Juste un souffle de révolte.